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Je suis le maître du monde, vous êtes mes marionnettes, j'ai le droit absolu de vie ou de mort sur vous. Vous travaillez pour moi
Voici mon histoire.
Voici leur histoire...
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Benji adore la bite, mais comment est-il devenu "l'homme" qu'il est devenu ?
Voici son histoire.
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Maximus : le 23/02/2021 à 12:02
T'aurais du éviter la photo de cet enfant noir, ça va exciter les pédos de gauche.
Jean Claude est passionné de voyage, il rentre chez lui et constate quelques changements dans son pays
Voici son histoire.
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Exilé de France pour un scandale de pédophilie, Didier s'envole pour le Cambodge, Terre promise de tous les damnés, range sa croix et sort sa bite.
Voici leur histoire...
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Maximus : le 16/11/2020 à 14:11
Pas mal la petite..
Julien et sa compagne ont économisé de longues années pour s'acheter une maison, leur rêve est maintenant réalité.
Voici leur histoire...
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Julien et sa compagne ont économisé de longues années pour s'acheter une maison, leur rêve est maintenant réalité.
Lors de notre visite de cet appartement situé aux Minguettes, un quartier de la banlieue de Lyon, nous étions directement tombés sous le charme, notre nouvelle habitation disposait même d'un jardin, je m'imaginais déjà faire des barbecues en été. L'agent immobilier nous avait vanté les qualités de ce quartier, proche du centre de Lyon, à proximité du ligne de métro, un endroit idéal pour élever une famille.
Ma femme Caroline avait été un peu réticente avant l'achat, car certains de ses amis -de sales fachos extrémistes- avaient critiqué notre choix concernant la location de notre bien, mais ils avaient tort, ce coin me semblait très calme, tout comme nos voisins d'ailleurs, une vieille dame proche de la centaine, et un couple âgé d'Algériens si je me souviens bien.
Pour acquérir ce bien, j'avais dû contracter un gros prêt à la banque, 70000 euros pour ne rien vous cacher, ma femme ne travaillant pas, j'étais seul pour assumer les remboursements, il me faudrait près d'une vingtaine d'années pour payer ma dette, mais grave notre acquisition en valait tous ses sacrifices.

Lors des jours suivants notre arrivée, j'avais sympathisé avec Corinne, notre voisine presque centenaire, je lui faisais quelques courses pour lui rendre service, car la pauvre se faisait livrer par un voisin peu scrupuleux qui lui demandait à chaque fois 5 euros pour le service, une véritable ordure ! Elle m'avait également conseillé de faire attention aux immigrés du quartier, de bien fermer ma porte à clef, et d'éviter d'intervenir quand ils faisaient du bruit, car le précédent propriétaire de mon appartement avait dû plier bagages suite à une altercation avec un Marocain.
Je n'avais guère prêté attention à ses remarques, avec l'âge elle devait dramatiser la situation et n'avait peut-être plus toute sa tête, car elle m'avait même raconté que le Marocain avait balancé une tour d'ordinateur à travers la vitre du rez-de-chaussée pour tenter de blesser le locataire précédent.
J'éviterais d'ébruiter cette affaire à Caroline, car la connaissant, cette discussion finirait inévitablement en pugilat verbal, elle et ses critiques incessantes envers l'immigration, l'islam en France.

Ahmed le voisin marocain sonna à ma porte, « Pour vous souhaiter la bienvenue dans le quartier, je vous invite samedi pour un bon couscous. Personne ne le cuisine mieux que ma femme ! ». Quel homme adorable ! Je m'étais empressé d'accepter son invitation.
Samedi...
« Vous ne m'aviez pas menti, c'est le meilleur couscous de ma vie ! » m'exclamai-je après quelques cuillères. Ma femme, quant à elle, affichait une grimace de dégoût, celle-ci me mit profondément mal à l'aise. Notre hôte le remarque aussi tôt et dit, « Votre femme n'aime pas le couscous ? Ah désolé, ma femme peut lui servir autre chose. » « Non c'est bon, ça ira, mais c'est vraiment charmant de votre part, j'ai juste quelques douleurs d'estomac en ce moment. » répondit Caroline.
Hormis ce fâcheux incident, le reste de la soirée se déroula à merveille, curieusement Ahmed avait évoqué l’éducation de ces jeunes maghrébins, dont les parents étaient seulement occupés à encaisser les aides sociales, laissant leurs progénitures errer dans la rue. En effet, il n’avait pas tort, l’autre jour, j’avais croisé des enfants de trois ou quatre ans totalement nus courir sur la route vers 23 heures.
Après avoir les avoir salués, nous rejoignîmes notre appartement, à peine avais-je franchi la porte que Caroline s’exclama, « J’ai cru que j’allais m’étouffer, son couscous était dégueulasse ! », je lui adressai un regard de désapprobation, « Tu exagères, il était bon, ce qui te gêne l’origine du cuisinier… »
Ces mots mirent le feu aux poudres, notre première dispute dans notre nouveau chez nous, mais pas la dernière…

Dès le mois suivant, je cherchais à nouer quelques contacts dans le quartier, mais mes tentatives furent vaines, se soldant toutes par des échecs, nos voisins musulmans préférant rester entre musulmans, même s’ils ne me l’avaient pas ouvertement précisé. D’ailleurs en parcourant notre rue, j’avais remarqué que nous n’étions que deux locataires avec des noms "bien de chez nous" comme on dit. Mais ce détail ne me dérangeait pas plus que cela, car les Français à notre époque étaient tous reclus chez eux également, plongés dans leur individualisme, alors quelle différence ?
Caroline ne sortait presque plus du domicile, se sentant trop oppressée dans les rues musulmanes de notre quartier, elle avait abandonné les courses au supermarché pour des livraisons semi hebdomadaires. Je la voyais sombrer dans la dépression inexorablement, et je me sentais totalement impuissant face à ce drame.

En rentrant du travail lundi soir, j’étais tombé sur Caroline en pleurs, je lui avais aussitôt demandé la raison de son effusion de larmes, mais elle demeura silencieuse, puis devant mon insistance, elle s’énerva, « Un de tes protégés m’a agressée ! Voilà ce qu’il y a ! », « Quoi ? » m’exclamai-je. « Je parle chinois ou quoi ? Un jeune m’a demandé où était mon mari, puis il m’a demandé de lui sucer la queue ! » hurla-t-elle.
Aussitôt, je me rendais chez le voisin Ahmed pour lui en toucher un mot, après lui avoir détaillé les faits, il s’exclama, « Je suis désolé, certains aiment foutre le bordel, ils ne sont pas tous comme ça, je vous conseille juste de rester pacifiques, je vais aller leur parler. ».
Ahmed semblait avoir un rôle de "vieux" grand frère, car après sa mise au point avec la racaille qui avait agressé verbalement ma femme, je n’eus plus jamais aucun problème avec eux directement. Mise à part les traditionnels rodéos de nuit avec la musique à fond pour lesquelles mes boules Quies s’étaient révélées d’indispensables alliées.

Tôt le matin en sortant, je tombais sur Corinne qui prenait son courrier dans sa boite aux lettres, celle-ci ne fermait plus depuis l’explosion d’un mortier dedans au dernier réveillon. La pauvre semblait si fatiguée, je ne pouvais m’empêcher d’éprouver de la peine. J’évoquais avec elle la bienveillance d’Ahmed qui m’avait retiré une belle épine du pied en désamorçant cette situation.
Corinne acquiesça, « Ah Ahmed… si seulement ils étaient tous comme lui, c’est une espèce rare… s’il n’était pas intervenu, la situation aurait dégénéré à coup sûr, et vous auriez dû déménager… comme l’ancien locataire… vous vous souvenez, celui qu’on avait essayé de tuer. . Voilà qu’elle recommençait avec son histoire, elle radotait encore, je devais m’éclipser au plus vite, mon patron ne me ferait pas de cadeau si j’arrivais en retard. « Désolé Corinne, mais je dois y aller ! On discutera une prochaine fois… »
Qui n’arrivera jamais…

Suite à la mort de Corinne, le propriétaire s'était empressé de trouver de nouveaux locataires. J'avais espionné leur conversation, les arrivants devaient être originaires de Roumanie à en juger leur style vestimentaire, l'homme d'une quarantaine d'année et sa femme, un peu moins, avaient un français approximatif, mais ça ne me déplaisait pas d'avoir des voisins un peu plus jeunes, peut-être pourrais-je me lier d'amitié avec eux ? [NDLR: Quel optimiste !]
Le lendemain de leur arrivée, samedi, alors que nous déjeunions des cris retentirent à l'extérieur, « Wesh la famille ! », une dizaine de personnes étaient regroupées dans la cour séparant nos deux logements, ils ne parlaient pas mais hurlaient alors qu'ils étaient à proximité les uns des autres ! Quel manque de respect ! Je décidais de ne pas intervenir, essayant de leur trouver des circonstances atténuantes, ils étaient simplement heureux et avaient invité des amis pour fêter ça. Je devais prendre mon mal en patience.
Le lendemain...
« BANG !!! », la vitre de notre salon vibra aux limites de l'implosion, un ballon venait de s'écraser sur le verre, immédiatement je sortis dans la cour, des jeunes venaient d'entamer une partie de foot. Je leur dis, « Bonjour, pourriez-vous faire attention de ne pas tirer sur les vitres ou dans les murs de notre maison ? Merci », puis je retournais à l'intérieur de mon domicile.
Caroline me demanda, « Qu'est-ce que c'était ? », je lui répondis, « Oh.. des jeunes qui jouent au foot. », surprise elle répliqua, « Quoi ?? Ils viennent d'où ? ». Je ne répondis rien, en effet, d'où venaient-ils ? Le propriétaire d'en face m'avait dit que le couple n'avait pas d'enfants, je décidais de le rappeler demain pour en être sûr.

« Bonjour monsieur, vous m'aviez dit que le couple de roumains ayant emménagé n'avait pas d'enfants », le propriétaire me répondit, « Désolé, ils m'ont menti, ils ont plusieurs enfants, sinon j'aurais refusé de les loger dans un appartement de 2 pièces pour un couple et 6 enfants, mais bon c'est un couple gentil, souriant, il ne devrait pas y avoir de problèmes... »
« Chérie, j'ai appelé le proprio d'en face, il vient de me dire que le couple d'en face a 6 enfants.. incroyable... », « Des fois, tu es vraiment naïf.. un couple de roumain sans enfants, ça ça aurait été incroyable ! ». Encore une fois, elle s'énervait, me rejouant ses classiques sur les immigrés et leur minimum vital de 5 enfants par pondeuse, comme elle aime les appeler. « Je suppose que tu n'as rien dit à ces enfants qui jouent encore au ballon dans la cour ? », « Moi aussi, j'ai été jeune, c'est compliqué de jouer au foot, il n'y a aucun terrain... », Caroline me répliqua sèchement, « Bah voyons ! Trouve leur des excuses ! »
Les jours suivants, leur partie de foot se répétait quotidiennement, l'après-midi, le soir, à croire que ces enfants n'allaient jamais en cours, le ballon se fracassait inlassablement contre nos murs, nos vitres, notre porte, après des heures, je commençais à être au bord de la crise de nerf, mais j'étais bien trop énervé contre Caroline pour râler contre ces enfants, si je cédais je lui donnerais raison.
Ainsi, je décidais d'appeler un ami, lui aussi de gauche tout comme moi pour me conseiller sur l'attitude à avoir dans ce genre de problèmes de voisinages. [NDLR: Très bonne idée de demander conseil à un bobo sur ce sujet..].
Gustave me rassura, « Ecoute, les roumains sont des familles patriarcales, tu vas trouver leur père, et tu lui dis gentiment que ses enfants ne devraient pas jouer dans la cour si bruyamment , il t'écoutera et sermonnera ses enfants, c'est des gens respectueux. ». Après ces paroles, j'étais rassuré, en effet il était logique de discuter du problème avec leur père de famille.

De ce fait, je laissais passer quelques heures, puis toquai à leur porte vers 18 heures, une femme m'ouvrit la porte sans répondre à mon bonjour, peut-être ne parlait-elle pas du tout français ? Puis un homme se présenta sur le palier, je le reconnu, c'était lui qui discutait avec le propriétaire l'autre jour.
« C'est pour quoi ? », s'exclama-t-il dans un français hésitant, « Bonjour, c'est à propos de vos enfants qui jouent au ballon dans la cour, ils tirent sur mes fenêtres, sur ma porte, ça fait beaucoup de bruit. », « Et alors ? c'est notre cour, ils peuvent jouer ici. », « Comprenez-moi, ma femme entend le bruit en continu dans notre maison, elle devient folle... », « Pas mon problème, vous pouvez partir si trop de bruit . ». Le dialogue était impossible, sa maitrise de notre langue l'empêchait de comprendre quoi que ce soit, puis le voulait-il réellement ? Il semblait totalement me mépriser et même se moquer de moi avec ses petits sourires provocateurs. Je préfère ne pas insister, je verrai bien comment la situation évolue les prochains jours, mais je n'étais guère optimiste.
Les jours suivants...
Une dizaine d'enfants jouaient dans la cour maintenant, Caroline, constatant ma colère et mon impuissance, s'exclama, « Je t'avais prévenu ! Rien ne s'arrêtera, les roumains c'est encore pire que les Algériens... », « Ca ne peut pas durer ! Il faut que je fasse quelque chose... » me lamentai-je. A cet instant, la vitre du salon explosa sous la puissance de l'impact du ballon de football, Caroline sortit et hurla, hystériquement, « Bande de sales petits cons, vous n'avez que ça à foutre, emmerder les gens ? », tous les enfants, sans exception, se mirent à rire. Les cris de Caroline réveillèrent le père qui sortit à toute vitesse et hurla, « Je te conseille de parler autrement à mes enfants, si ton mari ne sait pas te dresser, moi je vais le faire ! » Intimidé par l'homme, je sortais néanmoins du domicile pour prêter main forte à ma femme, « Heu désolé, mais vos enfants viennent de casser ma vitre avec leur ballon. », « ce n'est pas mes enfants qui l'ont cassée, sûrement un enfant des voisins arabes à côté. » protesta énergiquement le roumain, avant de rajouter, énervé, « Et ramassez le verre dans la cour, je n'ai pas envie que mes enfants se blessent ! » Je baissais la tête, puis rentrai dans notre domicile pour chercher un balai et m'exécutai sous les yeux enflammés de Caroline.
Le début d'une longue descente aux enfers

J’aurais aimé vous dire que la situation s’était améliorée les jours suivants, mais bien au contraire, suite à mon aveu de faiblesse, le bruit dans la cour s’était encore accentué, des tags d’insultes fleurissaient sur notre porte d’entrée. Et à l’intérieur c’était la guerre froide, Caroline ne me parlait plus sauf pour m’adresser des regards assassins. Les semaines ont passé, j’étais à mon tour frappé par la dépression, car le confinement avait frappé la France et j’étais bloqué chez moi, fini les parenthèses silencieuses au boulot.
Mon indulgence à l’égard des étrangers n’était plus, mon raisonnement avait évolué, je comprenais à présent l’enfer enduré dans les banlieues par les personnes qui avaient la malchance d’avoir des voisins totalement irrespectueux et violents, et ceux-là n’étaient pas des cas isolés, ou rares, mais malheureusement très fréquents d’après mes discussions avec d’autres habitants du quartier. Mon amitié avec mon ami de gauche n’était plus non plus, je l’avais insulté au téléphone, à défaut de pouvoir extérioriser ma rage sur mes voisins de peur de me faire agresser. Dire que j’avais demandé des conseils à un idiot dont les seuls voisins durant toute sa vie avaient été des Français de souche comme on dit.
Mais ça c’était le passé aussi…
Maintenant je n’avais plus l’intention de me laisser faire, j’étais prêt à me battre, je m’étais réconcilié avec Caroline, nous ne voulions plus passer nos journées à nous morfondre sur notre situation, l’heure était à la révolte.

Un soir, les roumains discutaient bruyamment dans la rue, je dis à Caroline, « C’est le moment… », je sortis dans le jardin à l’arrière de la maison en prenant avec moi une bouteille de bière remplie, tout en restant furtif je me concentrai pour atteindre ma cible. Avec succès, car le projectile s’écrasa sur leur voiture juste à côté d’eux, pourtant le risque d’atteindre, par mégarde, l’un des hommes et de le blesser sérieusement était important, mais je dois vous avouer que ça m’était égal tant j’avais la haine contre eux.
Suite à l’explosion du verre et la projection de bière sur les deux hommes, il se mirent à hurler, en insultant « C’est qui le fils de pute qui a jeté ce truc !? T’es mort ! Sur la Mecque ! [NDLR : Curieux, même les roumains jurent sur la Mecque ou le Coran ! ]
J’étais quelque peu effrayé, mais très excité, car ils étaient incapables de déterminer l’origine du lancer, surtout qu’avec mon comportement de pleutre, j’étais un suspect au-dessus de tout soupçon. Ils continuèrent à hurler dans la rue cinq minutes, tout en jetant des regards par ci par là. Quant à moi, je retournais à l’intérieur de la maison savourer une bonne bière pour fêter cette victoire avec Caroline.
Dorénavant, chaque occasion était bonne pour tenter de leur rendre la pareille, un soir la femme du roumain hurla, « Au secours ! Mon mari veut me tuer ! », je vous avouerai que l’hypothèse de sa mort prématurée était le dernier de mes soucis, mais ses cris continuèrent, 1 minute, 2 minutes… agacé, j’appelai la police, en insistant bien que j’avais peur des représailles, donc qu’ils ne toquent surtout pas à ma porte.
20 minutes plus tard, derrière mes rideaux, j’observai, discrètement, la situation, la police arriva, et là stupeur, les enfants des roumains en apercevant les forces de l’ordre se dirigèrent aussitôt vers eux pour le interpeller avec leur style de racaille « Hey vous venez faire quoi ici ?, la police leur répondit « On a reçu un appel d’une femme qui hurlait que son mari voulait la tuer », les enfants comprenant qu’il s’agissait de la dispute de leurs parent redirigèrent la police en leur indiquant une immeuble à 20 mètres, ils s’éloignèrent en suivant la police, je n’entendais plus rien.
La police était hors-jeu ! Mon plan était un échec.

Le lendemain, en sortant acheter du pain à la boulangerie, le voisin roumain m’apostropha agressivement, « C’est pas toi qui a appelé la police ? », avec mes piètres talents de comédien je répondis, « Heu non ? Il s’est passé quoi ? », il ne répondit rien et rentra chez lui. Je sentais qu’il n’avait pas été convaincu par ma réponse, peut-être que la police avait été quelque peu bavarde ? Non, j’angoissais pour rien…
Les jours suivants, le bruit ininterrompu de 10 heures du matin à minuit (ou même plus des fois) ne faiblissait pas, mais alors que j’encaissais tout ça depuis des mois en silence, je craquais. Fou de rage, je sortis et criai, « Vous me cassez les couilles, fermez vos gueules !! », les enfants m’insultèrent, je répliquais également par des injures en menaçant de prendre leur ballon, de toute façon ils ne comprenaient rien à la politesse, j’avais déjà essayé, en vain, des dizaines de fois.
Ensuite leur père sortit et m’agressa aussitôt, « T’as un problème bouffon ? », mais cette fois, déchaîné, je répliquai, « Oui , c’est toi mon problème, espèce de fils de pute ! », je m’attendais à une attaque de sa part, mais non il cria quelque chose et deux hommes sortirent de son appartement, l’un d’eux avait un couteau en main. Caroline qui depuis le début me blâmait pour ma couardise m’attrapa par la main et me tira dans notre maison.
Elle appela immédiatement la police pour leur signaler l’agression, 1 heure plus tard ils arrivèrent, mais après une brève discussion, je compris que la police ne servait à rien, qu’ils ne feraient rien à moins que quelqu’un soit blessé ou mort. Toutes ces histoires que j’avais entendues, auxquelles je n’avais jamais crues étaient donc bien réelles, en banlieue vous étiez complètement livrés à vous-mêmes. Les policiers conseillaient même aux victimes de déménager tellement ils étaient impuissants à cause d’une hiérarchie corrompue, totalement gangrénée.
Mais quand on pousse quelqu’un dans ses retranchements, il faut s’attendre au pire.

La vengeance est un plat qui se mange froid, ainsi je laissais passer un mois en subissant leur vacarme quotidien dans la cour, leurs dégradations, graffitis sur mes murs, vol de la porte de mon jardin, une nouvelle vitre cassée..
J'agirais le soir du 14 juillet..
Aux alentours de 2 heures du matin, je préparais un cocktail molotov "fait maison comme on dit", j'avais choisi cette date car le nombre de voitures brûlées était conséquent durant cette nuit, le véhicule de mes voisins ne ferait qu'allonger cette liste et la police ne ferait aucune enquête à ce sujet, déjà qu'ils travaillaient peu. Mon dispositif incendiaire préparé, je demandai à Caroline de jeter un œil à la fenêtre pour vérifier que la rue était déserte. Ne voyant rien, elle sortit dehors pour s'en assurer, puis revînt en s'exclamant, « Y a encore les petits merdeux dans la rue, un peu à droite, même le gamin de 3 ans est là, et évidemment il se ballade encore à poil ! ».
Un imprévu.. enfin pas totalement, j'aurais dû l'anticiper, déjà que d'habitude ils aimaient prolonger leur séjour dehors tardivement, ce n'est pas grave, je vais patienter 1 heure encore, même 2 ou 3 s'il le faut, mais leur voiture finira en fumée.
Les heures passèrent...
A 5 heures du matin, les enfants étaient toujours là à jeter des pétards dans la rue, je devais me rendre à l'évidence et abandonner, j'étais réellement écœuré par cet échec, la chance n'était visiblement pas de mon côté.

Devant notre impuissance face à cette situation, nos querelles de couple s'intensifièrent, elle me reprochait même d'aller travailler et de la laisser seule dans cet enfer. Ces critiques incessantes, puis ces insultes me confortèrent dans mon choix de m'exiler durant quelques temps dans un hôtel Formule 1 distant d'un petit kilomètre.
J'étais sur le point de tout perdre, après avoir galéré durant une grosse dizaine d'années, tout ça à cause de ces voisins aux incivilités quotidiennes, avec lesquels tout dialogue est impossible. Nous avions bêtement acheté une maison dans une zone de non droit, où les incivilités, le fléau du 21ème siècle, ne sont absolument pas punis par la loi, et ce drame nous étions des millions à le vivre en France. Alors je vais être vulgaire, mais les connards qui vivent au centre ville dans leur appartements luxueux et qui méprisent les gens comme nous, je les emmerde ! Ces petits privilégiés épargnés par cette violence ne tiendraient pas une nuit ici.
J'ai moi aussi choisi de fuir, mais malheureusement je devrais revenir tôt ou tard, car la vie à l'hôtel est un luxe que je ne peux pas me permettre. Et je me sens lâche d'avoir abandonné ma femme, même si celle-ci dépassait les limites et m'épuisait psychologiquement, j'avais déjà assez à faire avec ces roumains, inutile d'importer un autre conflit à l'intérieur.
A mon retour à la maison..
L'accueil de Caroline fut chaleureux, elle se jeta dans mes bras, puis se mit à pleurer, « Ils frappent sur la porte tous les jours, 100 fois, 1000 fois, je ne compte plus, je vais très mal, je devrais peut-être aller à l'hôpital, je ne dors plus, je ne mange plus et j'ai même commencé à boire... » Elle ne m'avait pas appelé depuis mon départ, j'étais très inquiet en découvrant sa mine épouvantable, « Tu as appelé la police ? », « Evidemment, plusieurs fois, ils sont venus une fois et sont repartis toute de suite, depuis ils ne me répondent même plus... »
Je n'étais guère étonné, mais le pire était à venir. les prochains jours, Caroline se fit hospitaliser pour dépression sévère en service fermé.

Je revenais de mon travail ce vendredi quand en ouvrant la porte je découvris mon salon dépourvu de l'immense télé 150cm, fruit de nos nombreuses privations, aussitôt je parcourais les différentes pièces de l'appartement et les observai minutieusement. Je dénombrais une cinquantaine de vols, plus de 10000 euros de pertes, un véritable choc.
A cet instant, une soudaine baisse de tension, très violente, me frappa, je m'écroulai au sol, incapable de supporter mon propre poids. Après quelques minutes étendu au sol, je me relevai chancelant, il s'agissait de ma première chute de tension, la sensation est étrange, très inquiétante, on a l'impression de se vider de toute son énergie. J'aurais aimé appeler quelqu'un pour en parler, mais je ne voulais pas aggraver l'état de ma femme davantage, ainsi je m'asseyais quelques minutes le temps de récupérer.
Ensuite, résigné je sortis et criai dans la cour, « Sales voleurs ! », et même là, alors que tout individu normalement constitué resterait silencieux, le père roumain sortit et s'exclama, « Un problème ? Il te reste le cinéma ! », tout en éclatant de rire, puis il referma sa porte.
Aussitôt ensuite, je me rendis au commissariat pour déclarer un vol, le policier m'expliqua que la police scientifique allait venir, que je devais attendre et les recevoir d'ici la fin de la journée.
Quelques jours plus tard..
La police me contacta pour me dire qu'il n'avait rien trouvé, cela ne m'étonnait guère car ils étaient restés 5 minutes dans la maison pour faire leurs prélèvements, des empreintes ils devaient y en avoir partout car plein de gamins m'avaient dépouillé ! En effet, car entre temps, j'avais discuté avec un voisin qui m'avait dit avoir vu sortir par la fenêtre cassée les enfants roumains avec ma télé, je lui avais demandé de témoigner, mais il avait refusé de peur des représailles, car les roumains l'avaient vu. Par la suite, j'avais évidemment contacté la police à ce sujet, mais ils m'avaient répondu « On ne peut rien faire »
Voilà comment en France, on se retrouve dépouillé par des voisins avec la parfaite complicité de la police qui ne fait strictement rien contre ces individus de peur d'agiter les quartiers.
Si vous vous souvenez du début de mon histoire, vous vous rappelez du précédent propriétaire qui avait du déménager suite à des violences, c'est maintenant à mon tour de quitter les lieux alors que n'ai même pas remboursé mon prêt.
Je n'avais pas cru cet homme, je l'avais pris pour un raciste, par égoïsme sûrement, et maintenant c'est à mon tour de partir dans l'indifférence la plus totale, tout en confortant ces racailles dans leur impunité.

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